L’article commence par expliquer ce qu’est une fresque : une peinture réalisée sur un enduit de plâtre frais, une technique ancienne attestée dès l’Égypte, Rome et la Grèce. Il cite en exemple emblématique le plafond de la chapelle Sixtine et décrit le procédé du « buon fresco » : une couche de plâtre grossier, puis une couche fine encore humide sur laquelle l’artiste applique rapidement ses pigments avant séchage, afin que les couleurs se fixent durablement dans le mur. Il précise aussi une contrainte essentielle de cette technique : l’artiste ne prépare que la quantité de plâtre et de pigments utilisable dans la journée, ce qui impose un travail par petites zones appelées « giornata » (littéralement “une journée de travail”). La taille d’une giornata dépend de la complexité du motif et de la variété de couleurs nécessaires. Avec le temps, les œuvres comme celles de la chapelle Sixtine s’assombrissent et subissent des dégradations, et les restaurateurs interviennent, eux aussi, giornata par giornata. Cette mise en contexte sert d’introduction thématique au jeu Fresco de Marco Ruskowski et Marcel Süßelbeck (Queen Games, 2010). Dans le jeu, un évêque convoque les joueurs, qui incarnent des artistes chargés de restaurer la fresque d’une église. L’objectif annoncé est de se démarquer en gérant au mieux ses travailleurs, en constituant une palette de pigments efficace et en choisissant les bonnes sections (giornata) à réparer pour marquer des points et devenir l’artiste le plus renommé.
Présentation de l’art de la fresque (du « buon fresco » à la notion de « giornata ») et mise en contexte historique de restaurations comme celles de la chapelle Sixtine. L’article introduit ensuite le jeu de société Fresco (Queen Games, 2010), où les joueurs incarnent des artistes chargés de restaurer une fresque d’église en gérant ouvriers, pigments et sections à réparer.