L’article explique que Bohemians attire d’abord par son ton irrévérencieux et son sens de la blague, loin des eurogames trop sérieux. Le jeu met en scène des artistes bohèmes dans le Paris du XIXe siècle, et la table est invitée à s’emparer de la « latitude de storytelling » laissée par le designer Jasper de Lange : les situations drôles naissent notamment des contrastes entre cartes jouées à la suite. Le déroulé est présenté comme une succession de journées (manches). À chaque tour/manche, les cartes que vous avez en main représentent vos Habits, c’est‑à‑dire ce que votre personnage fait au cours de la journée. Vous en jouez généralement trois ou quatre, en essayant d’aligner et de faire correspondre les symboles sur les bords des cartes. Les correspondances rapportent de l’Inspiration, ressource centrale qui sert ensuite à convertir vos actions en progression/points (l’article amorce cette explication). Le test insiste sur ce contraste : d’un côté, une structure mécanique plutôt « sèche » et très euro (optimisation par appariement de symboles) ; de l’autre, une couche d’ambiance qui peut rendre l’expérience réellement savoureuse si les joueurs s’approprient la narration. Bohemians est donc décrit comme un jeu dont le plaisir dépend beaucoup du groupe : il récompense ceux qui aiment raconter, enchaîner des cartes pour fabriquer une petite histoire, et rire des décalages entre intentions et résultats.
Critique de Bohemians, un jeu situé dans le Paris artistique du XIXe siècle qui mise sur l’humour et la narration de table. Chaque manche représente une journée : les cartes en main sont des « habitudes » jouées pour créer des enchaînements parfois absurdes et comiques, surtout avec un groupe qui aime raconter.