Les Couleurs de l’imaginaire
La Martinterview de Germain et Antoine
- Koadama
- Germain et les Olni
- Développement du jeu
La couleur de l’imaginaire, on theme
Les crayons de couleur dans la littérature jeunesse, Aline
Plesantville, le magicien d’Oz, Wanda Vision


Un livre de Drew Daywalt paru en en 2016.

Ecrit en 1968 par Arnold Lobel.
Pour embellir le monde des premiers temps, complètement gris, un magicien invente - par hasard - les couleurs.
Dans la nuit des temps, il y longtemps, très longtemps, les couleurs n’existaient pas. Presque tout était gris et ce qui n’était pas gris était noir. C’est ce qu’on a appelé la période grise du monde. Chaque matin, un magicien qui vivait en ce temps-là mettait la tête à la fenêtre pour contempler le paysage. «Il me semble qu’il manque quelque chose à ce monde », dit–il un jour. « Qu’il pleuve ou que le soleil brille, on ne fait pas la différence…»
Le magicien descendait souvent l’escalier de sa cave sombre et grise. Là, pour oublier ce monde maussade, il s’amusait à faire des expériences magiques. Un jour que le magicien mélangeait et malaxait un peu de ceci avec un rien de cela, il découvrit quelque chose de bizarre au fond de sa marmite. « C’est bien joli », s’écria-t-il. « Je vais en faire davantage. »

Les crayons d'une boîte se "rebellent" et écrivent une lettre à Duncan, l'enfant qui les utilise. Certains crayons qui sont au bout du rouleau à force d'être trop utilisés, d’autres s'ennuient dans la boîte et ne colorient jamais rien. Mais la plupart d'entre eux en a également un peu marre, de toujours devoir colorier les mêmes choses.
Les jeux de Cherche et Trouve, le point culture ludique de Pénélope
L’être humain est attiré par les images foisonnantes…Qu’il s’agisse de peinture, d’illustration ou de jeu, notre cerveau adore se perdre pour mieux remettre de l’ordre. Ces images stimulent notre cerveau : observer, trier, comprendre et surtout trouver.


Bruegel
Charles Quint invente le jeu des 7 erreurs en 1532 ! En effet il fit créer deux versions de son portrait avec 7 différences pour divertir sa cour lors du vernissage.
Le jeu amusa les invités, et le premier à réussir gagna un cheval blanc, donnant naissance au célèbre jeu des 7 différences.

Avant 1987 – Les jeux de recherches ou de différence se retrouve surtout dans les magazines jeunesse
1987 – La révolution “Où est Charlie ?” la création de Martin Handford – Un personnage à retrouver dans une immense scène remplie de détails. La série Où est Charlie ? La série a été publiée dans 38 pays et en plus de 30 langues. Le succès est immense et le concept se décline partout.





Avec Micro Macro: Crime City (2020) le principe est adapté dans le monde du jeu de société en y ajoutant une dimension narrative et coopérative.


Depuis d’autres jeux ont aussi exploité cette mécanique comme Spotlight en 2024!


Le cerveau humain aime repérer des motifs et créer de l’ordre dans le chaos. Trouver un élément caché procure une satisfaction et peut déclencher une libération de dopamine. Le coloriage renforce encore ce sentiment en apportant contrôle et progression.
Rachel raconte l’histoire des crayons de couleur
L’histoire de la couleur : des peintures rupestres aux crayons de couleur
La couleur comme langage primitif
Bien avant l’écriture, l’humanité s’exprimait déjà en couleur. Dans des sites comme Lascaux, Chauvet ou Pech Merle, des peintures datant de plus de 30 000 ans témoignent d’un rapport instinctif à la matière colorée.
Les pigments étaient extraits directement de la nature : ocres, charbon, minéraux broyés.



Antiquité : la couleur comme symbole et pouvoir
Les Égyptiens maîtrisaient remarquablement la couleur.
Ils inventent le premier pigment synthétique connu : le bleu égyptien, à base de silice, cuivre et calcium.

Les Grecs et les Romains développent l’usage décoratif.
Le cinabre (rouge vif) était très prisé… mais toxique (mercure).
L’ocre (jaune, rouge) était largement utilisée car facile à trouver.

Dans les civilisations comme Babylone : Les pigments sont utilisés dans les briques émaillées .

Moyen-Âge et Renaissance : maîtriser la matière colorée
Au Moyen Âge, la couleur s’inscrit dans les manuscrits enluminés et l’art religieux.
Dans les manuscrits copiés à la main :
Les pigments sont broyés très finement et appliqués avec une précision extrême
L’or est utilisé en feuille.

À la Renaissance, tout change : la couleur quitte le seul domaine religieux et devient un outil pour imiter le réel.
Avec l’essor de la peinture à l’huile, les pigments sont mélangés à de l’huile (lin, noix), ce qui permet des dégradés subtils, des transparences, des effets de lumière. Les artistes peuvent retravailler longtemps leurs œuvres.


Les artistes de la Renaissance recherchent des pigments toujours plus intenses : le bleu outremer, issu d’une pierre semi-précieuse : le lapis-lazuli, par exemple, reste d’un luxe extrême.
Certains commanditaires fournissent eux-mêmes les pigments (surtout les plus chers), le prix d’un tableau dépendant parfois directement du coût des couleurs utilisées.
Derrière la beauté des couleurs se cache une histoire plus sordide : celle de pigments mortels.
Parmi les plus connus :
Le blanc de plomb : utilisé pendant des siècles pour sa luminosité, il est responsable de nombreux cas de saturnisme.
L’orpiment et le réalgar : pigments jaunes et orangés à base d’arsenic.
Révolution industrielle : la couleur entre science et production de masse

C’est dans ce contexte que des entreprises comme Faber-Castell ou Staedler jouent un rôle déterminant.
1834 : Johann Sebastian Staedler invente le crayon de couleur pouvant être taillé en pointe comme un crayon papier.
1908 : la marque Faber Castell lance un nouveau produit Polychromos, un crayon de couleur disponible en 120 nuances.
Fondée au XVIIIe siècle en Allemagne, l’entreprise devient au XIXe siècle l’un des piliers de la production de crayons de couleur : intégration de pigments dans une matrice stable, protégée par le bois.
Les risques liés aux pigments ne disparaissent pas immédiatement, mais ils sont progressivement mieux contrôlés grâce à la chimie, les réglementations naissantes.

Ainsi, l’entreprise ne se contente pas de produire : elle transforme la relation entre l’humain et la couleur.
Les crayons de couleur : une couleur domestiquée
Le crayon de couleur moderne incarne une forme de domestication de la couleur.
Ce qui était autrefois rare, dangereux et complexe à préparer devient accessible.
Tracer, remplir, mélanger, imaginer, ces gestes simples prolongent, sans qu’on y pense, une histoire vieille de milliers d’années. Là où les premiers humains peignaient les parois des grottes, les enfants d’aujourd’hui colorient des feuilles, inventent des mondes, expérimentent librement. Le crayon de couleur n’est pas seulement un outil : c’est une porte d’entrée vers la créativité, offerte à toutes et tous dès le plus jeune âge.
Est-il possible de faire colorier un fond sur notre appli ? Yoann ?
L’animaction de Yoann
La même couleur de l’imaginaire
5 situations et 5 couleurs. Nos invités feront-ils tous les mêmes associations?
(ex: Mamie a fait une tournée de gaufres un mercredi après-midi. La voiture est en panne sur l’autoroute. Je me rends compte que je hoche la tête sans rien écouter depuis 5 minutes. J’ai faim, il est bientôt midi. Je range mon étagère de jeux.)

